Une entrevue avec Peter Noteboom, secrétaire général

Le Conseil canadien des Églises a le plaisir d’annoncer que M. Peter Noteboom a été nommé secrétaire général par le Conseil de direction et ce, pour un mandat d’une durée de cinq ans commençant aujourd’hui le 1er juin 2018.

Le jeudi 24 mai 2018, l’ancienne présidente, la Rév. Chanoinesse Dr Alyson Barnett-Cowan, a réalisé une entrevue avec le secrétaire général au sujet de son nouveau rôle.

Alyson Barnett-Cowan: Mes félicitations pour votre nouvelle fonction. Qu’est-ce qui vous apparaît le plus stimulant en regard de cette fonction?

Peter Noteboom: De travailler avec les membres du personnel du CCÉ. Les personnes avec lesquelles je travaille au bureau tous les jours sont des professionnels ayant des talents variés et partageant une passion pour l’oecuménisme. Il règne un merveilleux esprit d’équipe parmi nos membres du personnel.

A B-C: Qu’anticipez-vous avec plaisir en termes de relations avec les églises membres?

PN: Les différentes traditions théologiques, historiques et spirituelles qui façonnent et nourrissent les personnes m’ont toujours intéressé.
J’espère en apprendre davantage, et sous un angle légèrement différent, au sujet des approches, langues et processus variés de nos églises membres, ainsi que sur la manière avec laquelle ils se complètent et enrichissent la diversité du Conseil.

A B-C: Quels seraient selon vous les questions et orientations émergentes les plus importantes pour le Conseil?

PN: À l’interne, nous devons renforcer les rapports entre les diverses tables rondes de dialogue et d’action en commun, accroître la synergie et cultiver notre identité commune. Plusieurs organismes du Conseil ont exprimé le désir d’approfondir la réflexion théologique à leurs tables, lors de conversation entre leurs membres et avec d’autres organismes du CCÉ. J’ai hâte de faciliter cela.

À l’externe, j’espère rétablir de façon plus délibérée les relations entre le mouvement oecuménique du Canada et les organismes, ainsi que les initiatives, oecuméniques internationales. Nous continuerons de nous concentrer sur le Canada, mais je crois que des relations plus robustes avec le mouvement oecuménique mondial, et en particulier avec les nouvelles églises qui s’y sont jointes, enrichiraient la vie du Conseil.

A B-C: Qu’est-ce qui est à l’ordre du jour pour les Commissions en ce moment?

PN: Au cours des trois prochaines années, la Commission Justice est Paix mettra l’accent sur la pauvreté, la paix et les conditions de vie en regard de l’esprit de réconciliation du Conseil avec les Peuples autochtones. La Commission Justice est Paix a des centres d’intérêt et des priorités de longue date, mais elle s’y intéresse à compter d’une nouvelle perspective. Pour son travail des trois prochaines années, la Commission Foi et Témoignage a un centre d’intérêt très intéressant. Ses membres feront une réflexion théologique sur ce qu’est la personne, tout en prêtant une attention particulière aux questions de santé mentale et de maladie mentale.

A B-C: À votre avis, quel profil a le CCÉ au Canada?

PN: Je dirais que le profil du CCÉ est limité. Le défi auquel nous sommes confrontés est que nous avons un personnel très restreint et plusieurs personnes dévouées impliquées dans les divers organismes du Conseil, mais que nous n’avons pas de bons canaux de communication pour faire part de notre travail et de notre identité, de même que pour les relier à la vie courante des églises membres et de la société canadienne.

During interview with General SecretaryA B-C: Et que ferez-vous à ce sujet?

PN: Je crois qu’établir des relations et des rapports personnels, se mettre à l’écoute et apprendre les uns des autres, s’avèrent une étape essentielle. Je ne pense pas que nous rehausserons notre profil uniquement en amplifiant notre voix, en parlant « plus fort » ou en adoptant une nouvelle plate-forme de communications. Nous devons plutôt approfondir et nourrir les relations que nous entretenons déjà avec les représentants de nos églises membres, puis cultiver de nouvelles relations avec le public canadien et, à partir de là, aller de l’avant.

A B-C: Qu’appréhendez-vous le plus quant à cette fonction?

PN: Vous savez, lorsque les gens me félicitent pour mon nouveau poste, j’éprouve avec un peu d’inquiétude un sentiment de responsabilité qui rend humble en raison de la confiance que nos membres m’ont accordée. Je suis tout à fait à l’aise avec les opérations du CCÉ, avec notre travail quotidien. Mais je suis toujours conscient que des événements et des défis peuvent survenir à l’externe – par exemple, des événements tragiques au niveau mondial ou canadien, ou encore des désastres naturels –, amenant alors les dirigeants du Conseil à envisager des avenues nouvelles, inattendues. J’apprends à espérer que nous serons prêts à répondre ensemble lorsque de telles situations se présenteront.

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