Une humanité peu ordinaire: Réflexion du secrétaire général du CCE

La Semaine de prière pour l’unité des chrétiens de cette année nous invite à lire et à nous rappeler l’histoire du naufrage de saint Paul sur l’île méditerranéenne de Malte et la façon dont ses compagnons de voyage et lui ont été accueillis avec une humanité peu ordinaire.

Au début de cette nouvelle année 2020, nous voyons une abondance d’occasions de manifester une humanité peu ordinaire :

  • Aux familles du monde entier, particulièrement en Iran, en Ukraine et au Canada, des gens qui ont péri lors du vol PS 752.
  • Aux gens de l’Iraq, du Yémen, de la Syrie et d’autres pays du Moyen-Orient qui souffrent à cause des conflits armés et violents.
  • Dans les nombreuses communautés et les nombreux États — y compris le Canada — qui ont demandé à leurs soldats de servir au Moyen-Orient et qui sont donc parties au conflit armé.
  • Aux familles qui fuient les changements climatiques extraordinaires et les incendies incontrôlables en Australie.
  • Aux migrants forcés de quitter leurs foyers et de traverser toutes sortes de frontières pour trouver la sécurité.
  • Et bien d’autres cas où des gens ont subi tout genre de naufrage dans leurs familles et leurs collectivités.

"Pardonne-nous, Seigneur, nos fautes passées, la défiance et les méfaits entre Chrétiens issus de diverses Églises et traditions."

Comme les gens de Malte qui ont accueilli l’apôtre Paul et ses compagnons de voyage naufragés, puissions-nous également répondre avec une humanité peu ordinaire.

Puissent ces actes d’humanité interrompre les représailles et la violence et rétablir plutôt l’humanité et la vie communautaire.

Puissions-nous ne pas oublier que la guerre cause d’énormes souffrances humaines et n’apporte pas la paix.

Puissions-nous nous rappeler que les actes de vengeance déclenchent un cycle sans fin qui aveuglera le monde entier.

Puisse le message de Noël des anges, Ne craignez pas, ne pas être obscurci. La paix n’est pas l’absence de guerre; la paix, c’est l’absence de peur.

 

Sous le signe de l’amour du Christ en abondance, 
Peter Noteboom signature

 

 

Peter Noteboom
Secrétaire général,
Le Conseil canadien des Églises