Une entrevue avec le Rév. Stephen Kendall, président du Conseil canadien des Églises

Interview - President and Past President of The Canadian Council of ChurchesLe Conseil canadien des Églises a le plaisir d’annoncer que le Rév. Stephen Kendall (Église presbytérienne du Canada) a été élu et intronisé par le Conseil de direction en tant que président du Conseil canadien des Églises pour un mandat d’une durée de trois ans, soit jusqu’en 2021. La Rév. Chanoinesse Dr Alyson Barnett-Cowan (Église anglicane du Canada) a complété son mandat de service et assume dorénavant son nouveau rôle d’ancienne présidente.

Le jeudi 24 mai 2018, l’ancienne présidente a réalisé une entrevue avec le nouveau président au sujet de son nouveau rôle.

Alyson Barnett-Cowan : Mes félicitations pour votre entrée en fonction en tant que président du CCÉ.  Qu’anticipez-vous avec plaisir à ce nouveau poste?

Stephen Kendall : Merci. Je suis très honoré d’occuper ce nouveau poste. Je suis impatient de travailler avec les membres du Conseil de direction du CCÉ et avec nos églises membres. Je crois que le CCÉ est l’un des endroits qui donne une bonne idée, une expérience tangible de l’unité de l’Église chrétienne et il s’agit là d’une chose précieuse. J’ai hâte d’entretenir cela, de travailler en collaboration avec notre Conseil de direction et nos églises membres en vue de renforcer et d’approfondir cette unité.

A B-C : Vous avez un emploi à temps plein comme greffier principal de l’Église presbytérienne du Canada et à présent, cette nouvelle fonction. Comment allez-vous établir un équilibre au niveau de votre temps et de vos tâches?

SK : Eh bien, je vais fortement m’appuyer sur vous, notre ancienne présidente! (rires) Sérieusement, j’estime que c’est un privilège de faire partie du CCÉ depuis 20 ans tout en occupant mon poste dans l’Église presbytérienne et je suis reconnaissant envers mon église de m’avoir donné la possibilité de faire ce travail.  Comme président du CCÉ, j’aurai un peu moins de temps, mais nous avons un merveilleux Comité exécutif avec Sr Gill Goulding (CCÉC), Pat Lovell (ÉÉLC) et Kathy Vandergrift (ÉRC-AN) comme nouvelles vice-présidentes. J’ai hâte de partager les responsabilités et de travailler en collaboration avec elles. Je suis convaincu qu’un juste équilibre sera possible.

A B-C : Alors que j’amorçais mon mandat de présidente du CCÉ, je me souviens de mon étonnement lorsque j’ai eu à établir des priorités comme présidente pour mes trois années en fonction. Avez-vous déjà réfléchi à ces priorités?

SK : J’aimerais être guidé en ce processus par le Conseil de direction, de même que par son Comité exécutif et ses agents. Je prévois que mes priorités seront liées de façon significative à l’implantation de la nouvelle planification stratégique et de programme du CCÉ, laquelle est en préparation depuis un certain temps. Je voudrais aussi consacrer mes trois ans comme président à célébrer et entretenir les relations œcuméniques au Canada et ailleurs. Lorsque je repense aux années passées au sein du CCÉ, je réalise que les relations ont toujours été une source d’inspiration dans mon travail, tout en lui donnant un sens. Dans mon nouveau rôle, il se présentera des occasions d’établir et d’entretenir ces relations, en particulier avec les nouvelles églises membres du Conseil. L’une des relations sur laquelle nous nous pencherons est celle que nous avons avec Project Ploughshares, la division opérationnelle du Conseil et un don précieux pour le CCÉ, ainsi que pour les églises du Canada. Nous établirons un protocole de fonctionnement en vue de mieux coordonner notre travail et nos relations. Je m’intéresse particulièrement à la gouvernance et aime aider les organisations à développer un fonctionnement plus viable et plus sûr. J’espère faciliter cela pour le CCÉ et son Conseil de direction.

A B-C : À votre avis, quel profil a le CCÉ au Canada?

SK : Je crois qu’il varie; il est difficile à préciser. Une question et un défi constants sont : quel genre d’impact a le CCÉ sur l’ensemble des fidèles? Je dirais qu’il s’agit là d’un de nos défis principaux et d’un aspect important pour l’avancement de notre travail. En tant qu’organisation, le CCÉ a une portée et des moyens limités. Mais nous sommes les bons intendants de ressources précieuses et nous ne devons pas assumer, ainsi qu’offrir, davantage que ce que nous pouvons accomplir. À mon avis, le Conseil est un organisme œcuménique très convaincant. Quiconque s’intéresse à l’œcuménisme et très certainement toute personne appartenant à l’une des 26 églises membres du Conseil gagnerait à collaborer avec nous. Nous devons trouver des moyens de mettre en valeur notre travail auprès de l’ensemble des fidèles et nous devons tous travailler en vue d’y arriver.

A B-C : Qu’appréhendez-vous le plus quant à cette fonction?

SK : Je n’appréhende que peu de choses… Je suppose que des inaptitudes personnelles me viennent à l’esprit. Par exemple, je pense que ma connaissance du français n’est pas suffisante et j’espère rencontrer les personnes du Conseil de direction qui parlent français pour leur demander de quelle façon nous pourrions pallier cela. En tant que président du CCÉ, j’espère qu’au moment où nous aurons à travailler en français et à parler français, nous puissions partager certaines ressources et travailler en collaboration. Je ne pourrai pas non plus consacrer la majeure partie de mon temps au CCÉ et devrai donc user de stratégie quant à la manière d’utiliser le temps disponible. Je considérerai le temps donné au CCÉ comme étant une ressource précieuse.

 

Biographie du Rév. Stephen Kendall

Depuis 1998, Stephen Kendall exerce la fonction de greffier principal de l’Assemblée générale de l’Église presbytérienne du Canada. À ce titre, il a directement pris part au traitement des séquelles laissées par les pensionnats indiens au Canada. Il a également exercé la fonction d’agent œcuménique pour la dénomination et il est membre du Conseil de direction du Conseil canadien des Églises depuis 1998. Au niveau international, il a été membre du Comité exécutif de la Communion mondiale d’Églises réformées et il fait partie du Réseau des responsables des questions œcuméniques du Conseil œcuménique des Églises.

Le Rév. Stephen Kendall est un ministre de l’Église presbytérienne du Canada, ordonné en 1987. En tant que ministre, il a desservi pendant cinq ans une nouvelle congrégation à Calgary et pendant sept ans, une congrégation de Toronto. Il détient un diplôme en génie mécanique de l’Université Carleton et une maîtrise en théologie du Knox College, Université de Toronto.

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